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  e-ROMA
Restauration expressive, par sculpture et animation, de l’héritage statuaire Gallo-Romain

Scan Jeune Fille Musée Gallo-Romain de Fourvière


Porteuse du projet :

- Raphaëlle Chaine, LIRIS, équipe GeoMod, Université Lyon 1

Personnels et laboratoires impliqués :

•    LIRIS GeoMod : Raphaëlle Chaine, Julie Digne, Eric Galin et Pierre-Marie Gandoin
•    IMAGINE LJK-INRIA : Damien Rohmer, Marie-Paule Cani, Stefanie Hahmann, Rémi Ronfard
•    Musée Gallo-Romain : Hugues Savay-Guerraz (conservateur du musée),
Maria-Pia Darblade-Audoin
•    Université Paris-Sorbonne : Emmanuelle Rosso

Résumé :

Le projet e-ROMA procède de la volonté des équipes GeoMod du LIRIS à Lyon et IMAGINE (INRIA-LJK) à Grenoble de se rapprocher sur la thématique de l’héritage culturel, dans un projet aux croisées de leurs expertises respectives en informatique graphique, en mettant en avant la richesse archéologique de la région Rhône-Alpes. Le problème de la restitution de statues est particulièrement important pour le musée Gallo-Romain de Lyon-Fourvière qui est également partenaire du projet. En effet, le musée possède une collection de reliefs en pierre importante mais très fragmentaire, témoignant du haut degré de romanisation de Lugdunum. Le musée souhaite aujourd’hui profiter de la révolution du numérique pour aider à la reconstitution d’un certain nombre d’entre elles, et imaginer le repeuplement de ses éléments architecturaux en statues aujourd’hui disparues. Le projet e-ROMA fait également intervenir une historienne de l’Université Paris-Sorbonne, qui a mis sa compétence au service des nombreux progrès enregistrés depuis vingt-cinq ans dans la connaissance des œuvres du musée, et plus généralement de la statuaire d’époque impériale. Un point important du projet e-ROMA réside enfin dans l’interaction avec un restaurateur d’art spécialiste des statues qui contribuera au modèle de restauration virtuelle, pour validation de l’aspect métier, sans pour autant s'assujettir aux contraintes inhérentes à la manipulation de vestiges réels.

Un premier axe d’e-ROMA consiste à revisiter la problématique de la numérisation et de la modélisation en 3D d’œuvres d’art, en remettant la précision, la plausibilité et l’interactivité au centre des préoccupations, et en l’associant à de véritables possibilités de restauration et de restitution virtuelles, dans un respect du style de l’époque, avec une traçabilité et un contrôle des modifications effectuées. Il s’agit tout d’abord de permettre une meilleure exploitation des relevés laser, sans la restreindre aux seules étapes de numérisation et de reconstruction 3D. Il s’agit ensuite de tirer pleinement parti d’œuvres existantes, mais aussi de connaissances complémentaires pouvant porter sur l’anatomie humaine ou le comportement du drapé des tissus, ou encore l’histoire des canons dans le domaine de l’art, des gestes et des outils de sculpture de l’époque.

Le second axe du projet s’intéresse quant à lui à la génération de nouvelles statues correspondant à de nouvelles poses, de nouvelles physionomies, voire même à d’autres métiers ou positions sociales, de manière à pouvoir compléter et donner un sens à divers éléments architecturaux issus de fouilles. La notion de variété est alors importante ainsi que la facilité avec laquelle un restaurateur ou un sculpteur pourra obtenir un nouveau modèle virtuel, tout en restant dans le cadre d’hypothèses plausibles. e-ROMA s’intéresse enfin au problème de la génération de séquences animées expressives de statues, particulièrement intéressante dans un contexte de valorisation et de présentation des résultats de restitutions auprès du grand public.


Dernières nouvelles :

- 24 novembre 2016 : Présentation à l'ANR de l'ensemble des projets du comité 38, dont e-ROMA.
- Possibilités de stages dans les équipes GeoMod du LIRIS et Imagine du LJK-INRIA.
- 11 juillet 2017 : journée de lancement du projet e-Roma, au musée Gallo-Romain de Lyon Fourvière